Deux façons de mesurer le terrain
Le levé terrestre, à la station totale ou au GNSS RTK, mesure des points choisis un à un par l’opérateur : angles de bâtiments, bords de route, fils d’eau, crêtes et pieds de talus. Chaque point est très précis, mais leur nombre est limité par le temps passé sur le terrain.
Le levé par drone photographie la totalité de la zone, puis la photogrammétrie en tire des millions de points, un modèle de surface et une orthophoto. On obtient une description continue du terrain, mais uniquement de ce que la caméra voit.
Le comparatif, critère par critère
| Critère | Drone (photogrammétrie) | Levé terrestre |
|---|---|---|
| Surface couverte | Plusieurs dizaines d’hectares par jour | Petites zones, linéaires étroits |
| Densité de mesure | Surface continue, millions de points | Points choisis, densité limitée |
| Précision | Quelques centimètres avec un bon calage (1 à 3 GSD) | Centimétrique à millimétrique |
| Sous la végétation | Sol non visible | Mesure possible sous couvert |
| Zones dangereuses | Mesure à distance | Accès physique nécessaire |
| Trace visuelle | Orthophoto et modèle 3D datés | Pas d’image du site |
| Implantation | Impossible | Oui : piquetage, implantation d’ouvrages |
Quand le drone s’impose
- Carrières, mines et stocks : des volumes réguliers sans monter sur les tas ni approcher les fronts.
- Grands terrains et études préalables : un relief complet et une orthophoto à jour en peu de temps.
- Suivi de chantier : des états successifs comparables, avec une image datée à chaque étape.
- Zones dangereuses ou difficiles d’accès : fronts de taille, talus instables, toitures.
Quand le levé terrestre reste indispensable
- Implantation et piquetage d’ouvrages, d’axes et de limites.
- Zones sous végétation dense ou sous un ouvrage : la photogrammétrie ne restitue que ce que la caméra voit. Le LiDAR aéroporté peut atteindre le sol à travers les trouées du feuillage, mais pas sous un couvert totalement fermé.
- Détails fins : réseaux, regards, seuils, pieds de façade.
- Contrôles de très haute précision, comme l’auscultation d’ouvrages.
La bonne réponse : combiner les deux
Sur la plupart des projets, la meilleure solution associe les deux méthodes. Le topographe mesure les points de contrôle et de vérification au GNSS RTK ou à la station totale, ce qui garantit le calage du modèle drone. Le drone couvre la surface. Le levé terrestre complète les zones que la caméra ne voit pas.
C’est l’organisation de SKY SURVEY : un pilote de drone et un topographe-géomaticien travaillent ensemble sur chaque mission.
Votre besoin
- Drone
- Volumes et relief continus
- Grandes surfaces
- Zones dangereuses
- Image datée du site
- Les deux
- Calage par points de contrôle
- Compléments au sol
- Volumes contractuels
- Levé terrestre
- Implantation, piquetage
- Sol sous végétation dense
- Détails fins, réseaux
- Auscultation d’ouvrages
Cinq questions pour décider
- Quelle est la surface à couvrir ?
- Ai-je besoin d’une surface continue (volumes, relief) ou de points précis (implantation) ?
- Le sol est-il visible depuis le ciel ?
- Le site présente-t-il des zones dangereuses ou inaccessibles ?
- Ai-je besoin d’une image datée du site pour communiquer ou archiver ?
Sources
- Pix4D, précision relative et absolue d’un projet drone
- Pix4D, nombre, répartition et précision des points de contrôle
Valeurs constructeur et ordres de grandeur publiés : la précision d’un projet donné se démontre sur ses propres points de vérification.
Notre prestation de topographie et d’orthophoto · Préparer une demande de devis
